Le tarin des aulnes

Tarins rouges du Venezuela

Tarin rouge du Vénézuela

Carduelis cucullata mâle coloration rouge et noir. La femelle ne présente pas de noir sur la tête mais du gris comme sur le dos et bandes alaires rouges.

Oiseau qui est devenu très populaire depuis quelques années. Ne mesure pas plus de 11cm. Il est très important de choisir un environnement très sec. Ce n’est pas un oiseau qui peut hiverner à l’extérieur (surtout dans notre marais), il est mieux à l’abri.

J’ai récupéré un couple de tarins rouges magnifiques suite au décès de mon ami J-M.B qui élevait en volière et ne donnait aucun colorant.

J’ai mis le couple en cage dans ma salle d’élevage de Goulds. Oiseau très attachant pour sa curiosité, à vous regarder travailler dans votre salle d’élevage (des fois que vous donneriez quelques bonnes graines aux autres locataires et pas à lui…) Curieux de tout, toujours accroché aux grilles ou autres branches de millet rouge, et surtout un merveilleux chanteur. Après quelques mois de coloration il est devenu magnifique, en couleur rouge vif et noir il était bon pour la reproduction.

Mon club est jumelé avec une association d’oiseaux de Belgique « la volière de Hannut »; beaucoup d’éleveurs connaissent la bourse de Hannut. J’y ai rencontré des éleveurs de tarins rouges du Venezuela et autres tarins classiques mutants, et leurs conseils sont toujours bons à prendre. Pour eux l’élevage des tarins rouges se fait en cages éleveuses hauteur 0.60 long 1.m et large de 0.50. Le nids sont des sortes de petites chapelles ou petits paniers en osier avec de la bourre sisale pour indigènes. Le mâle monte sur le bord du nid et y dépose de la sisale pour inciter la femelle à préparer son nid. Elle se couche sur le nid et tasse la bourre en se dandinant le postérieur ; le nid est très petit : de seulement trois centimètres. Après la ponte, qui peut être de 3 à 4 œufs, la couvaison dure environ 12 / 13 jours. On peut remplacer les œufs par des oeufs fictifs et remettre le tout après la ponte du dernier. Quelques fois il faut enlever le père à la naissance des petits cars il a tendance à les éjecter du nid. Il faut le placer dans une petite cage de 20x20x25 accrochée à la cage éleveuse de façon à ce qu’il voit sa femelle et ses petits. Le baguage se fait à 5 ou 6 jours en 2,5. Les petits sortent du nid à environ deux semaines. La mère continue à les nourrir pendant environ 3 semaines jusqu’à ce qu’ils se nourrissent tout seuls. Alors nous pourrons les placer dans une autre cage et les parents pourront préparer une autre reproduction. Je donne dans l’eau de boisson du vinaigre de cidre deux à trois fois toutes les semaines pour éviter le bréchet ou lame de couteau. Pour la pâtée un peu comme tout le monde chacun sa tambouille perle morbide + couscous moyen+ pâtée indigène belge et C15 de verselle laga + pinkies. Si aucun colorant n’est donné,on obtiendra un oiseau de couleur orange pâle. Les graines viennent de Belgique mélange tarin de base avec un petit rajout de Perillat gris et des graines d’onagre pour la coloration naturelle. Pour le dessert des tiges de reine-des-prés quand elles sont montées . Il est possible d’en faire sécher et de les donner toute l’année ; ils également assez gourmands de graines de millet japonais et de graines de pissenlit. Je ne donne pas ou plus de graines germées que j’ai remplacées par des perles morbides. Ne pas oublier de leur fournir une baignoire car ils se baignent chaque jour. J’élève deux couples de tarins ; cette année seulement trois petits car le plus vieux mâle, malgré ma surveillance, a tué deux fois les jeune. Certains avaient été piqués sur la tête ou les yeux et, malgré beaucoup de soins aucun n’a survécu. Le plus jeune couple a manqué aussi d’expérience ; j’ai réussi à enlever un de leurs petits pour le mettre au couple de parents âgés qui élevait un jeune. Aujourd’hui les deux jeunes sont sauvés et séparés de leurs parents. J’élève aussi des tarins des aulnes en mutations je partagerai avec vous ma petite expérience et vous soufflerai quelques petits conseils…

Cordialement Christian FOUARGE, le “taré des tarins” “Nov. 2019”